Compte rendu d’exploration
De Décembre 1992 à Juin 1993 Jean-Pierre STEFANATO Objectif Exploration
et topographie. Compte rendu En
1992, Pascal Bernabé (E.S.D.R.S.), jeune débutant plein d'enthousiasme et
avide de premières, tombe amoureux de la vasque mythique du Gourp. Après
quelques laborieuses tentatives de séduction des étroitures en décapelé, il
se décide à prendre des cours puis finit par me convaincre de le chaperonner.
Le
12 décembre, je m'initie donc au franchissement à l'anglaise des fameuses
étroitures pendant que Pascal rééquipe jusqu'à 190 m. Le
2 janvier 1993, je termine le rééquipement du siphon (420 m, -31 m). En fait,
à partir des étroitures, le vieux fil était resté intact (145 min de
plongée). Le lendemain, Pascal soigne toujours son otite, je lève la
topographie du siphon (155 min de
plongée). Le
10 Janvier, nous franchissons le siphon dans d'excellentes conditions (juste
le bon courant et 10 m de visibilité), en combinaison humide, avec 2 x 15 l,
à l'anglaise. Nous explorons et topographions 300 m d'un canyon confortable
bien qu'encombré de blocs jusqu'au deuxième siphon. A mi-parcours, nous
remontons un affluent fossile qui s'arrête sur colmatage au bout de 180 m.
Après nous être attendris devant un cavernicole non identifié (isopode ?),
nous nous engageons dans un infâme boyau glaiseux qui, au bout de 100 m, nous
amène à un autre actif de taille modeste (2 m x 1 rn), non topographié, qui
est peut-être l'affluent impénétrable qui résurge en rive droite quelques
mètres après la sortie amont du premier siphon. Cet actif bute sur 2 siphons
plongeables: S2 amont et S2 aval (7 heures d'exploration). Je
passe sur deux tentatives onaniques de Pascal qui essaie empiriquement
d'adapter les techniques traditionnelles de portage à la morphologie de ce
siphon somme toute particulier. Le
13 mars, nous plongeons toujours en humide avec, cette fois, 2 x 20 litres à
l'anglaise, en portant qui un 2 x 7 litres qui un 2 x 3,5 litres et quelques
accessoires pour plonger la suite. Le deuxième siphon est franchi (10 m; -2
m) par Pascal qui débouche dans une salle. Il s'arrête à -12 m dans le
troisième siphon, au bout de 50 m sur un laminoir, prédisant un décapelage.
Je plonge à mon tour, négocie le laminoir en écartant les graviers, puis
atteint -17 m avant de buter sur une trémie, prudemment franchie. La surface
n'est plus très loin (90 m, -17 m). Suit
une galerie assez rectiligne dont la rive gauche semble constituée par un
miroir de faille. Je traverse encore une trémie avant d'arriver à une salle
ornée en son centre d'une grosse méduse de concrétions. Au bout de la salle,
l'eau sourd à la base d'une trémie qui s'avère cette fois impénétrable. J'ai
parcouru environ 200 m depuis la sortie du troisième siphon (7 h 30
d'exploration). Le
9 mai (entre temps il a plu), je termine la topographie (il manquait les 50
premiers mètres) pendant que Pascal va explorer la cloche de 265 m, baptisée
le lac de Feneyrols, en hommage à la sagesse paysanne qui avait prédit son
existence. Le
20 juin, nous profitons d'un nouvel étiage pour réaliser quelques
diapositives et pour tenter le siphon amont de la Rivière aveugle (S2-1).
Après un portage éprouvant dans le boyau glaiseux, Pascal déroule 30 m de fil
avant de revenir suite à des ennuis matériels. A suivre ... Ces
explorations ont été aidées financièrement, en partie, par la commission
plongée souterraine Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées de la Fédération
française d'études et de sports sous-marins, en partie par le Comité Départemental
de spéléologie du Tarn. Jean-Pierre STEFANATO, Groupe
spéléologique Vulcain Participants Pascal
BERNABE Jean-Pierre
STEFANATO Photographies
Départ affluent fossile Arrivée affluent actif Départ S2 Sortie S1 Par Jean-Pierre STEFANATO |